
Le 29 septembre, le Centre européen pour la résilience démocratique a lancé la phase pilote de sa plateforme des parties prenantes, dans le but de tester la manière dont le Centre et les organisations indépendantes de la société civile, les médias, les vérificateurs de faits, les chercheurs et les professionnels de l’éducation aux médias dans l’ensemble de l’UE peuvent élaborer ensemble des projets concrets pour renforcer la résilience démocratique.
Ce projet pilote constitue la première étape d’un déploiement plus large, qui comprendra l’ouverture d’un appel à participation supplémentaire cet automne et le lancement officiel prévu pour le printemps 2027. Il rassemble les États membres et les institutions de l’UE ainsi que les deux premiers réseaux participants: l’Observatoire européen des médias numériques (EDMO) et le réseau européen des normes de vérification des faits (EFCSN), qui agit en qualité de coordinateur du réseau européen de vérificateurs de faits. La phase préparatoire se poursuivra jusqu’au lancement officiel de la plateforme.
Dana Spinant, directrice générale de la communication à la Commission européenne, a déclaré à la suite de l’événement de lancement: «La résilience démocratique ne peut être renforcée par les autorités et les institutions publiques agissant seules. Si nous voulons une approche englobant réellement l’ensemble de la société, nous devons coopérer avec les organisations qui sont les premiers témoins des changements dans l’environnement de l’information, et contribuer à renforcer la confiance dans les communautés. La collaboration avec les organisations de la société civile sera essentielle pour notre préparation à long terme et pour anticiper les défis à venir. Aucun pays et aucune autorité ne peut y parvenir seul: nous avons besoin de la contribution de toutes et tous pour protéger nos démocraties.»
Renate Nikolay, directrice générale adjointe à la direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies de la Commission européenne, a ajouté: «Notre espace de l’information est confronté à des menaces qui se multiplient et s’accélèrent avec des technologies telles que l’IA. La mise en commun des ressources et de l’expertise est essentielle. Nous pouvons nous appuyer sur des années de coopération étroite dans ce domaine, notamment au moyen du code de conduite sur la désinformation dans le cadre de notre législation phare, la législation sur les services numériques. Je me réjouis que nous rassemblions des réseaux importants pour soutenir le Centre européen pour la résilience démocratique et continuer à renforcer notre action.»
La plateforme a été mise en place avec le soutien des États membres et la Pologne a contribué à définir le concept et a partagé l’expérience tirée de son travail avec les parties prenantes non institutionnelles, comme l’a souligné dans son intervention l’ambassadeur Tomasz Chłoń, envoyé spécial du ministre polonais des affaires étrangères pour la lutte contre la désinformation internationale: «Une menace systématique exige une réponse systématique. La lutte contre les activités de manipulation de l’information et d’ingérence menées depuis l’étranger doit se transformer en une mobilisation démocratique coordonnée à grande échelle associant les institutions de l’UE, les États membres, les autorités locales et la société civile. La réponse ne peut rester limitée à un cercle restreint d’acteurs spécialisés. En Pologne, cette approche est incarnée par le Conseil pour la résilience, qui conseille et soutient le ministre des affaires étrangères et représente directement ou indirectement une centaine d’organisations de la société civile.»
La phase pilote se concentre sur des questions pratiques: comment les parties prenantes et le Centre devraient collaborer, comment les informations sur les menaces émergentes peuvent être partagées au mieux, comment les conseils peuvent contribuer aux travaux du Centre et quels projets communs les parties prenantes participantes pourraient envisager dans le cadre de la plateforme. Portée par les États membres, la plateforme des parties prenantes s’inscrit dans un ensemble plus large de projets déjà en cours de développement par le Centre. Il s’agit notamment de l’élaboration d’un schéma directeur de l’UE pour la lutte contre les activités de manipulation de l’information et d’ingérence menées depuis l’étranger et la désinformation, de concepts et de méthodes communs pour détecter ces activités, et d’un soutien pratique pour des élections résilientes.
Le Centre déploie également un programme de formation des formateurs avec l’Agence suédoise de défense psychologique afin de contribuer à la mise à niveau des fonctionnaires des États membres et de renforcer la préparation de l’ensemble de l’administration et de la société. La première session de formation a eu lieu en septembre 2026.
Ensemble, ces projets ont pour but d’aider les États membres à transformer les expériences partagées en outils pratiques, ainsi qu’à renforcer la préparation et la coopération dans toute l’Europe.
- Date de publication
- 29 septembre 2026
- Auteur
- Direction générale de la communication
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